Les Chroniques D'Hyrule

Venez vivre des aventures (et des mésaventures) dans le monde de la populaire série Zelda! Des admins/modos sympathiques, un monde immense (connu ou non), de très nombreuses races et classes disponibles, des quêtes...
 
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 [Fanfic] - Les Secrets d'Hyrule et de la Légende - D. Oaken

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Agitha Dornedal
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MessageSujet: [Fanfic] - Les Secrets d'Hyrule et de la Légende - D. Oaken   Jeu 12 Juin - 11:29

Avant-Propos



Quelqu'un s'est-il jamais demandé ce qu'avait ressenti le cœur du héros de la Légende dans ses nombreux périples? A votre avis, qu'est-il resté de cet enfant bien jeune après avoir fait face à toutes ces épreuves? A votre avis, comment as t-il vécu ce combat contre les terribles créatures qu'il affrontait? Comment comprendre sa détresse alors qu'il pensait que tout était perdu? Comment saisir l'effroi qui secouait son cœur quand il découvrait les abominations contre lesquelles ils faisaient face? Qu'est ce qui a fait de lui un héros? Qu'est ce qui a bien pu le motiver? La simple motivation de faire le Bien autour de soi? Non... Je n'en crois rien.

Le Héros avait une raison bien plus humaine d'affronter tous ces dangers. Une raison qui le rendait soudainement beaucoup plus sensible, beaucoup plus vivant, beaucoup plus accessible. Et si jamais son aventure s'était poursuivie. Au delà de la légende, au delà du mythe, il se trouvait l'homme et l'homme ne prit pas fin avec "la fin". Non, il continua sa vie, il dut vivre avec le souvenir de ce qu'il avait vécu. Il a peut être même du affronter de nouvelles épreuves et peut être que cette fois là, il décida de ne pas entrer dans la légende mais de disparaître dans l'ombre.

Ce qui m'attire le plus et me rends perplexe à la fois, outre l'individu centrale du récit, c'est le sens à apporter à cette légende. La Légende de la Triforce est le socle de l'éducation Hyrulienne depuis des temps immémoriaux. Tout petit, on raconte aux jeunes Hyruliens qui sont les Hyliens, qu'est ce que la Triforce et on leurs raconte cette histoire que des conteurs habiles ont réussis à faire passer comme conte de fée en y enlevant la douleur palpable. Certaines versions de la Légende, mal connu et souvent réservés aux peuples sombres racontent une histoire bien différentes, bien plus sanglantes. Nous aurons l'occasion d'en savoir plus bientôt. Tout le monde dans le royaume ne semble pas hésiter un instant à croire à ce récit. Après tout, il est vrai que cette légende s'inscrit dans un réseau s'étendant bien au delà de nos frontières, concordant avec les légendes Gérudos, les légendes Ikaniennes, Gorons et Zora. La Légende, la grande Légende semble omniprésente ou que nous allions. Elle semble déterminée à s'écrire.

La question reste à savoir la temporalité de cette légende. Certains la raconte comme une prophétie qui un jour aura lieu et auquel il faut se préparer par la foi et le respect des dieux, esprits et sages. D'autres encore la raconte au passé et semble penser que le monde dans lequel nous vivons alors a été obtenu par le courage d'un seul enfant déterminé à vaincre les forces du Mal. Enfin, d'autres se penchent davantage sur une légende qui viendrait à se répéter sans cesse, comme un rappel ou... Une malédiction?

Une nouvelle fois, la question reste en entière et le mystère demeure sur la véritable nature d'une chose qui est pourtant le socle de toute notre civilisation! Comment, dès lors qu'on a comprit cela, faire la sourde oreille et poursuivre sa vie sans chercher à comprendre, à découvrir, à rechercher! C'est en cela que le récit que je vais vous faire ici s'inscrit. A l'heure ou j'écris, il n'y a rien de sur, rien de palpable, seulement des fantômes et des mythes. Je ne peux pas baser un raisonnement sur ce genre de choses. Car tout d'abord, il me faut garder à l'esprit la duplicité des textes, traditions orales et même découvertes archéologiques. Il faudra être critique! Oui, particulièrement critique avec les découvertes que je ferais car une telle légende, socle d'une importance primordiale pour le monde connu ne peut être dénué de mensonges créer par des sages bien-pensants et cherchant à donner un sens mystique, salutaire et formateur à la Légende. Mon travail d'archéologue se résumera donc à faire la part des choses entre le vrai et le faux et en cela encore je devrais sans doute le faire sans pour autant m'inscrire dans un schéma plutôt qu'un autre. Parfois, les découvertes seront si tenues et les propos si sibyllins que je ne pourrais trancher. C'est ainsi et il faudra s'y résoudre faute de mieux.

Néanmoins, ici j'en fais le serment! Je ferais tous ce qui est en mon pouvoir pour découvrir et mettre la lumière sur tous les secrets de la Légende et de ces terres! Pour cela je serais armé de mes connaissances et de mon savoir-faire mais pas seulement! D'autres passionnées comme moi s'inscrivent dans des démarches similaires et pour des raisons certes personnels et différentes. Ils auront alors l'opportunité d'ajouter leurs propres récits à mes chapitres. Ainsi, ce livre aura aussi l'espoir de réunir la plupart des connaissances archéologiques connut de notre temps en un seul ouvrage de références. Ils seront mes alliées de circonstances et je les remercie par avance de leurs aides précieuses.

Je ne serais pas dupe ou trompé par un optimisme débordant, le voyage que j'entreprends est, si l'on écoute la Légende dans sa version la plus abouti, semés d'embuches. Il y a de grandes chances pour que ce manuscrit soit retrouvé près de ma dépouille dans quelques temples dont les pièges et énigmes auront eu raison de ma personne. Dans ce cas, je demande à celui qui a découvert ce manuscrit de le porter le plus rapidement possible au musée du Souvenir au Temple du Temps à Bourg-Hyrule et de le remettre à Frédébert Boyder avec mes plus sincères salutations et remerciements pour le travail de conservation du passée dont il fut le principal acteur.

Au delà d'un travail de recherche archéologique, mon récit s'attardera aussi peu être un peu trop longuement au goût de certains sur les personnes que je rencontrerais en elle-même et sans doute sur moi. La vie est ainsi faite que je pense qu'il serait une grave erreur d'en éluder le principal contenu, en oublier les doutes, les errances, les peines et les joies pour ne s'en tenir qu'à la froide expression de la pierre, le froissement du vieux parchemin ou encore la voix éraillé d'une pauvre grand mère. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne la tradition orale, comme échapper à sa personnalité quand nous contons une histoire. Il faut être sensible à cela, même moi qui rédige ces lignes ne peut faire abstraction de ce que je suis, de ce que je ressens et de ce que je pense. Un récit objectif n'existe pas et ne serait pas intéressant à lire s'il existait. Il serait même terrifiant, horrible, l'absence d'émotion, l'absence de vie, conduirait le lecteur vers un sentiment de vide insupportable et interromprait bien vite sa lecture. C'est pour cela que je rends grâce à tous ceux qui s'attarderont sur cette ouvrage en les remerciements de rester sensibles à mes humeurs en lisant ces lignes tout en gardant leurs propres personnalités et regards critiques.

Au contraire, si le style ne pourra pas être évité, le fond devrait être accepté, ce que je dirais sera toujours empreint d'une vérité personnelle, libre d'interprétation mais ne devra jamais être vu comme une affabulation. En effet, j'ai le sentiment que si un iota du contenue de la légende se révèle avoir une réalité matérielle en ce monde, je me retrouve tels les conteurs manquant de superlatifs pour décrire ce que je verrais. L'entreprise est titanesque, j'ai le sentiment d'être un précurseur, il y en a surement eu avant moi mais pour une raison inconnue, aucun ne parvint à remettre un ouvrage de référence. Je suis donc désormais le porteur d'une lourde responsabilité envers mes congénères mais je ne doute pas d'être à la hauteur. Ma volonté et ma détermination, empreinte de la passion qui brule en moi pour les choses anciennes ne seraient être mise à mal! Je poursuivrais ma quête jusqu'à ce que le temps ou la mort auront eu raison de moi et m'obligeront à baisser le rideau. A ce moment là, ces lignes auront une importance toutes particulières, elles devront stimuler une nouvelle génération à s'élever après moi et à répandre la Lumière sur les mystères du passée. Je suis Diouk Oaken archéologue du Saint Royaume et je serais le porte étendard du monde connu face aux ténèbres des lieux oubliés.



Dernière édition par Agitha Dornedal le Jeu 12 Juin - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfic] - Les Secrets d'Hyrule et de la Légende - D. Oaken   Jeu 12 Juin - 15:04

Introduction

Avant de se lancer dans l'aventure, il convient de faire un récapitulatif de ce qu'on le sait et de ce qu'on ignore pour ensuite envisagé un développement ordonné des connaissances et recherches dans ce domaine. Ces ce que cette introduction se propose de faire. Les versions de la Légende sont multiples et semblent aussi nombreuses qu'il y a de personnes dans ce monde. Sans doute est ce parce que cette Légende nous parle tous un peu, que nous nous l'approprions tous le long de notre vie et que nous la façonnons pour qu'elle nous convienne davantage et vienne donner des réponses à nos doutes et à nos craintes. Certains pensent même que toutes ces légendes sont vrai et que toutes ce sont produites à des époques différentes, en des lieux différents et en reprenant des personnages similaires, comme-ci le destin semblait s'arranger pour que dans la changement se trouve un peu de continuité, juste pour que le message ne soit pas totalement déformé ou rendu abscons aux contemporains par une trop grande ancienneté ou différences de mentalités. Là encore, la capacité de la Légende à emprunter de divers visages est fascinante!

La multiplicité est telle que nous nous refusons à dire que le récapitulatif que nous proposons soit exhaustif, bien au contraire. Néanmoins, nous devons commencer par quelque chose et c'est pas la Légende la plus renommé d'Hyrule que nous commencerons, celle du Héros du Temps. Selon cette légende, le héros en question dont personne ne se souvient véritablement du nom, ce qui est une particularité commune à toutes les versions et fut surement choisit par les conteur pour faciliter l'immersion du spectateur dans la peau du personnage principal, fut élevé chez les Kokiris après avoir été retrouvé dans les bras de sa mère mourante. Cette dernière semblant avoir souffert d'un conflit entre Gérudos et Hyliens. Conflit qui est encore là mise en scène comme dans de nombreuses versions de la légende propre aux régions continentales. (A contrario avec les îles qui n'en font quasiment jamais mention.) Le héros du temps aurait ensuite retrouvé trois pendentifs permettant l'accès à l'épée du Destin ou excalibur et au pouvoir de la Triforce. Provoquant sa scission du à l'accès de Gannondorf à celle-ci, le héros aurait ensuite navigué entre deux époques différentes, un futur et un passé dans lequel il aurait vaincu le Roi Gérudo et ramené la paix autant dans le futur , sans pour autant vaincre l'ennemi dans le passé, obligeant ainsi la destiné de s'accomplir et le futur d'avoir lieu.

Mais il n'est jamais relaté ce qu'il advient par la suite du monde. Cela est d'ailleurs inhérents à tous les récits de la Légende. Et c'est en cela qu'une périodicité ou tentative de périodicité des divers versions de la Légende est rendu impossible. La plus longue épopée est sans doute celle du héros du temps puisque ce dernier, pour expliquer son absence de sept ans semble partir en voyage étant enfant loin d'Hyrule et rejoindre les terres de Termina ou la Légende de cette terre raconte une histoire très analogue et fascinante. On peut donc admirer un certain effort de continuité du récit dans ces deux versions mais cela n'apporte pas de réel réponse quand à une possible véracité de la Légende ou même périodisation. Le sujet est donc particulièrement complexe à aborder.

Plusieurs possibilités sont envisageables. Les versions de la Légende ne sont dut que d'un seul récit qui aurait été alors accaparé et transformé par les peuples l'ayant entendu pour qu'elle parle mieux à leurs imaginaires. Ou alors, chacune des versions de ces légendes se sont véritablement produites à des époques différentes, posant ainsi une pierre à l'hypothèse d'un recommencement éternel de la Légende à travers le monde.

On pourrait alors se poser la question: Quel est la part de vérité dans la Légende? Une question somme toute simple mais qui pose pourtant de nombreuses autres questions. Pour y répondre, nous allons nous engager avec le plus de méthode possible. Même si les aléas de la vie faisant, il se peut que ce plan soit soumis à des modifications. Nous commencerons dont par une étude poussée des caractéristiques de la Légende continentale et en particulier de celle du Héros du Temps en nous appuyant sur des fouilles, découvertes, textes ou explorations de ruines. Puis nous continuerons en nous impliquant davantage dans les Légendes Outre-mer en utilisant les mêmes méthodes. Nous terminerons enfin ces travaux par une tentative interprétation au sujet de la Légende de Zelda.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] - Les Secrets d'Hyrule et de la Légende - D. Oaken   Dim 15 Juin - 21:40

Chapitre 1: Le Chantier de Fouille d'Ikana


1: La rencontre determinante


Pourquoi aller à Ikana si l'on fait des recherches sur la Légende? Après tous, la Légende dans la plupart des versions n'en fait pas mention. Mais pourtant, dans l'une d'entre elles, Ikana apparaît. Cet empire dont il ne nous reste plus que les ruines et ce fameux nom aurait été détruit par Gannondorf et les Gérudos lors d'une guerre. Hors, si Gannondorf il y a, alors la Légende ne peut être loin. En effet, même si les régions encore habitées foisonnent d'informations telles que des récits oraux et écrits. Le meilleur endroit pour les archéologues est cet endroit abandonné car il est demeuré inoccupé durant une longue période d'abandon. Voilà pourquoi il représente l'instantané d'une période précise et surement très ancienne de notre monde. Son témoignage est donc particulièrement important. J'ai donc fais le voyage depuis Hyrule pour Termina. La personne qui dirigeait ces fouilles n'était d'autre que la pétillante Pamela Kraik. Personnalitée du monde archéologique très atypique de par son caractère, son érudition et ses méthodes, elle reste tout de même la spécialiste d'Ikana après avoir prit la suite de son père dans ce domaine ou il fut l'un des précurseurs en la matière.


Malheureusement, le mauvais temps devait me clouer à Bourg Clocher. Après un si long périple je me retrouvai tout proche de mon objectif mais les éléments semblaient en avoir décidé autrement. Ma frustration était palpable alors que j'étais installé à l'auberge de la ville. La maitresse de maison et son mari avait beau être adorable, il demeurait que je n'avais jamais été fort pour rester en place.
J'avais alors pris l'habitude de m'installer dans l'entrée du bâtiment ou je fixais nonchalamment depuis le fauteuil, la place du quartier. Des ombres passaient à toute vitesse sous la pluie.
- Vous savez, de tels intempéries sont fréquent en cette saison. Même si c'est la première fois que je vois ça durer aussi longtemps.
M'apprit alors la charmante gérante de l'auberge, Anju. Je dois avouer qu'elle devait faire partie des personnes les plus adorables et souriantes qui m'était donné d'avoir rencontré. Dommage qu'elle fut déjà marié et cela faisait déjà plusieurs années. Ils filaient le parfaite amour... Tous ce qui pouvait vous dégouter d'être encore seul en somme. Bien malgré eux, ils ne faisaient que titiller mon amertume grandissante à ce sujet. Je poussais un long soupir. J'avais passé trop de temps loin du terrain et cela me pesait sur le moral.
- Il faut croire que c'est pour fêté mon arrivée que le temps se donne en spectacle.
Raillais-je entre plaisanterie et frustration.
- Il est vrai que vous ne nous avait pas apporté le beau temps d'Hyrule
Plaisanta à nouveau la jeune femme.
- Le beau temps d'Hyrule? Bizarrement, on dit toujours que c'est à Termina qu'il fait meilleur. Soit disant à cause de l'océan tout proche.
Dis-je en me retournant enfin vers elle avec un sourire un peu plus apaisé. On devait lui reconnaître la capacité de détourner les gens de leurs problèmes.
- Ah oui? Oh, disons que grâce au vent marin, le temps ne reste jamais très stable. Sauf pour ce cas ou le vent semble s'être tut.
Expliqua Anju en tapotant sa joue de l'index, l'air pensive.
- Savez-vous qu'il existe une version de la Légende qui parle d'un Héros du Vent? Il aurait été capable d'infléchir sur les vents marins pour réaliser sa mission et vaincre le Mal! M'enflammais-je heureux de trouver soudain un sujet intéressant.
- Ah oui? Mais! Oh zut! J'ai oublié que j'avais quelque chose sur le feu!
S'écria t-elle alors rapidement mais de manière polie pour ensuite s'enfuir rapidement de la pièce. J'eus alors un sourire en coin. Il est vrai que je les avais déjà saoulé longuement avec mes histoires de Légende. Cela devrait être fatiguant pour qui n'en est pas passionné. Soupirant une nouvelle fois d'impuissance, j'allais jusqu'au porte-manteau et je m'habillai pour sortir un peu dehors prendre l'air et surtout l'eau...


Dehors, il pleuvait à corde. Je rabattais le haut col de mon manteau et glissais mes mains dans mes poches avant de sortir sous le déluge. Pour une raison inconnue, lorsque les éléments se déchainaient et que je me trouvais sous eux, je réfléchissais mieux. Mes idées étaient claires et limpides. Quand je revenais de ces promenades, je me sentais lavé, neuf. C'était dans cet objectif que j'étais sorti.
Mes pensées dérivèrent vers Ikana et ce que nous en savions. Selon les études du Docteur Kraik. La destruction d'Ikana serait intervenue alors que le royaume était en conflit avec un ennemi inconnu que certain suppose être les Gérudos menés par le Gannondorf de la Légende. Se servant de créatures appelées ninja Garo, coquille vide et sans âme seulement créée pour l'espionnage et l'embuscade, il aurait surveillé ce royaume. Pour une raison inconnue encore, le Roi d'Ikana sembla formuler un ardent désir d'entrer dans la Tour de Pierre dont les vestiges s'élèvent encore haut dans le canyon. De cette tour de pierre, nous ne savons rien ou presque rien. Son origine est inconnu et ses dessins étranges restent pour nous un mystère. Quoi qu'il en soit, les Garos refusèrent l'accès aux Ikaniens. Une guerre s'en suivit ou les deux parties semblèrent s'auto-détruire même si au fond, ce fut la grande puissance ennemi qui vaincut ainsi... Voilà tous ce que nous savons. Absolument tous ce que nous savons! La source est principalement dut à une version de la Légende particulièrement originale soumise à de nombreuses remises en question.
Je poussais un soupir devant la tache à accomplir. Mon cœur semblait inexplicablement lourd. Surement le temps, la frustration et la fatigue du voyage devaient me rendre aigri.


J'arrivais alors dans les jardins de la ville. Je levais les yeux pour repérer les personnes présentes aux alentours. Chose que je faisais de manière naturelle, voir instinctive depuis que j'étais enfant. Peut être qu'on pouvait l'expliquer par la fascination que j'entretenais pour le monde des adultes à l'époque? Quoi qu'il en était, j'avais l'habitude de croiser le regard des gens, juste un instant pour contempler leurs visages et saisir avec parfois une facilité déconcertante ce qui n'allait pas chez eux. Malheureusement, je regrettais souvent d'avoir croiser ces fugitifs instants d'une vie car quoi qu'on en dise, les gens ont rarement le cœur joyeux, surtout quand il se promènent seuls. Ce que je regrettais le plus était de les mettre mal à l'aise mais c'était ainsi, tous les gens que j'avais connus jusqu'à ce jour ne supportait jamais très longtemps de me fixer. Et cela pour une raison inconnue, peut être mon physique? Peut être que je paraissais menaçant? Je n'ai jamais vraiment trouvé de réponses à cette question.


C'est ainsi que je relevais presque immédiatement une « anomalie ». Cet homme n'avait rien à faire dans ce coin du Jardin alors pourquoi venait-il d'en sortir comme si de rien n'était. Nos regards se croisèrent et mon anxiété augmenta d'un cran. Se pouvait-il qu'il m'est envoyé des hommes jusqu'ici? Je doutais pourtant qu'il est eu le bras aussi long. Quoi qu'il en était, je décidais de tenter la confrontation direct. L'individu était grand, habillé de vêtements aux tons bleus, les cheveux rasées très prêt du crâne, son visage était fermé, carré et rude. Je portais instinctivement ma main vers mon épée d'un air nonchalant. Nous passâmes l'un à coté de l'autre. Sans un regard et sans un geste et il poursuivit pour disparaître hâtivement vers la place de l'auberge. La peur me fit détourner le regard dans mon dos mais je ne vis rien.
Restant toujours sur mes gardes, me doutant bien que j'avais sans doute vu quelques choses que je n'aurais pas du, je savais qu'il existait toujours la possibilité qu'on m'est prit sur le fait. Désormais dans une possible panade, je décidais de choisir la politique du pire en me déplaçant directement vers l'endroit ou je l'avais vu sortir. Restant sur mes gardes, je passais les fourrés et regardais les empreintes que la pluie hâtait de faire disparaître. Sentant un frisson dans mon dos, je me retournais mais toujours rien... La tension était palpable et je savais que je n'avais personne pour défendre mes arrières pour le coup.


En poursuivant, je remarqua quelque chose d'anormal avec la pelouse. Pliant les genoux et plongeant mes doigts dans la terre je découvrais que la parcelle d'herbe en face de moi avait été découpé pour être habilement retiré. Comprenant que cela devait cacher quelque chose, je soulevais cette moquette de gazon et découvrit alors une trappe close fait en fer. Elle était ancienne au vue des traces de rouilles et de végétations qui la dévorait. On pouvait néanmoins encore lire le blason du bourg clocher. Une bouche d'égout d'avant la construction du jardin? Pensais-je immédiatement avant de chercher le mécanisme d'ouverture. C'est alors que je me décalais doucement sur le coté pour éviter l'épée qui était venu pour caresser mes côtes. Me reculant d'un geste net, j'envoyais mon coude dans son ventre, lui coupant le souple et le pliant en deux puis je frappa son poignet pour qu'il lâche son arme. Me retrouvant face à l'individu que j'avais croisé quelques minutes plus tôt. Je profitais de la surprise pour lui envoyer un uppercut du droit dans la mâchoire, quelques dents volèrent, il tomba lourdement sur le sol.
Haletant un peu à cause de la peur qui m'avait animé, je pris un instant pour surveiller celui que je venais de mettre K.O. Une fois certain de son état, je commençais à le fouiller. Je découvris alors une vieille clé et une missive.


Avec un sourire calculateur, je pris mon outre de vin et j'en versais sur son visage et sur son corps. Satisfait, j'appelais la garde. Celle-ci arrivant et découvrant le spectacle comprit immédiatement ce qui venait de se passer... Un ivrogne avait tenté de déposséder un touriste mais celui-ci s'était défendu. Les deux gardes présents soulevèrent le corps inanimé de l'individu dont je venais de me débarrasser pour un bon bout de temps.
Me retournant vers la trappe que j'avais précédemment dissimulé avant l'arrivée des gardes, je la redécouvrais et y utilisais la clé. Comme je l'attendais, cette très ancienne clé marcha à merveille. Les serruriers avaient toujours eu l'incroyable magie de faire des serrures résistantes au temps dont seules la clé ou la force brute pouvaient venir à bout.


La trappe s'ouvrit et une odeur nauséabonde me saisit le nez et la gorge, toussotant et luttant contre l'envie de vomir, je me hâtais pourtant d'y entrer et de refermer derrière moi de la manière la plus discrète possible.
Une fois à l'intérieur, l'air ambiant était toujours chargé de l'odeur des égouts de la ville. J'entendais l'eau tout près de moi s'écouler rapidement. Sortant mon briquet, je regardais les alentours et trouvais une torche encore chaude de sa dernière utilisation. Je l'allumais et je pu ainsi agrandir mon champ de vision. Ce que je vis alors était bien le système d'évacuation des eaux usées de la ville. On m'en avait parlé, c'était un ouvrage titanesque mais dont on avait perdu la quasi-connaissance. Aucune personne au Bourg Clocher ne semblait s'intéresser à savoir ce qui se trouvaient sous ses pieds. Pour ma part, mon intérêt d'archéologue était piqué au vif, au delà de celui de l'investigateur qui ne cessait de se poser la question: Mais qu'avait-il à cacher d'aussi important. Je levais les yeux aux plafonds qui n'était pas très haut et je remarquais avec un petit sourire malin la trace caractéristique que les émanations de fumées avaient l'habitude de laisser sur la pierre. Ainsi, la piste était toute tracée. Je ne pus alors m'empêcher de penser en moi-même que si tout le monde savait ce qu'apprenait un archéologue comme astuces le long de son existence, tout le monde voudrait surement le devenir.
Blague à part, toutes les astuces que vous verrez dans ces lignes ne sont pas de mon fait, je ne suis pas d'un génie particulier, ce que j'utilise viens simplement de l'enseignement obtenu par plusieurs générations de chercheurs et explorateurs chevronnés.
Je suivais alors le chemin tout indiqué avec prudence, je pris mon mouchoir dans ma poche pour le trempée dans l'eau, le gardant a porté dans ma main au cas ou je devrais hâtivement éteindre ma torche. Avançant dans les pas de ceux qui m'avaient précédés et profitant ainsi de leurs expertises pour éviter les pièges à rats inhérent à ce genre d'endroit, je parvins à une ouverture donnant sur une salle en contrebas. Me couchant sur le sol, j'éteignais hâtivement ma torche et m'arrangeais ainsi l'ombre autour de moi comme une couverture confortable pour mon poste d'observation. Dans la grande salle que je pouvais à loisir explorer du regard se trouvaient plusieurs hommes portant des torches. A première vue, ils étaient un dizaine en deux rangées face à un petit être enchainé à une paroi de la pièce.
- Un enfant?
Pensais-je étonné et alarmé. L'être était indiscernable car était couvert d'un grand pan de tissu fin et sale dissimulant sa silhouette. Un des hommes se mit alors à parler, sa voix résonna comme un vieil souvenir désagréable dans mon esprit. Je ne l'avais pas reconnu dans l'étrange lumière de la pièce mais c'était bien lui, il n'y avait pas de doute.
- Tu vas rester ici le temps que les éléments se calment et que le maître arrive enfin.


Ainsi, le « maître » viendrait aussi se joindre bientôt à la partie. Pour qu'ils se déplacent aussi loin c'est que la chose devait relever d'une certaine importance et il n'y avait pas besoin d'être un Sage pour comprendre que l'enfant en était la clé. Mon vieil ami quitta la salle avec une bonne partie de ses hommes, laissant seulement deux gardiens. La chose semblait du coup devenir bien simple. Peut être trop? Voilà qui me laissa perplexe. De plus, par ou allait mon ennemi, il devait sans doute connaître un autre accès. Mais comment être sur qu'il n'attendait pas en embuscade? Aucun moyen d'être sur alors tentons le tout pour le tout en choisissant l'effet de surprise.
L'élément capitale de ma stratégie était de surprendre l'un des deux gardes avant qu'il n'est le temps de sortir son arme. Après, les choses deviendraient alors plus compliquées. Je me relevais pour me plaquer sur le mur de droite. Je tirais mon épée longue et ma main
gauche puis me penchais une dernière fois pour calculer le nombre de pas que je devrais faire avant d'atteindre le premier ennemi. La tension montait en moi. Mes muscles se tendaient, une boule se formait dans ma gorge et mes mains se crispaient sur mes armes. Je n'ai jamais été un guerrier et j'ai pourtant toujours su ce que je devais faire dans ces moments là. Mon esprit est alors bouleversé et le rêveur sourd au monde que je suis laisse place à un froid calculateur. Me sentant prêt, je saisissais ma chance. Bondissant du conduit ou je me trouvais, je fis quelques enjambés rapide vers le garde. C'est alors que je les reconnus et su que j'avais fait une grave erreur.



Dernière édition par Agitha Dornedal le Dim 15 Juin - 22:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfic] - Les Secrets d'Hyrule et de la Légende - D. Oaken   Dim 15 Juin - 21:40

Les deux personnes que j'avais devant moi n'étaient pas deux simples hommes sans talents particuliers et se retrouvant là à cause du désespoir d'une vie gâché. Devant moi se trouvaient ceux qu'on nommait les jumeaux Tojins. Ces deux êtres avaient un don, ils étaient capable de se mettre en symbiose quasi-totale, devinant ce que ferait l'autre à l'avance. Cette avantage n'aurait pas été grave s'ils ne l'avaient pas optimisé en situation de combat. Alors que j'arrivais face au premier des deux frères, il para avec son épée bien qu'elle se trouvait encore dans son fourreau. Je remarquais alors que mon autre cible avait disparu de mon champ de vision. Comprenant alors que face à ces deux ennemis surentrainés je ne parviendrais surement à rien, une seule éventualité vint à mon esprit. M'écroulant sur la gauche pour esquiver le coup que le second frère me portait dans le dos, j'arrivais à porter de l'enfant. Je portais alors un coup d'épée sur le tenon qui maintenait l'une de ses chaines au mur. Celui-ci, rouillé et en mauvais état céda sous le choc provoquant des étincelles. La créature semblait se pelotonner de peur. La voyant ainsi, un frisson d'effroi me parcouru alors que dans le même mouvement, mon épée rencontrait le katana du premier frère. Ne pouvant m'attarder dans un bras de fer qui allait l'arranger, j'enroulais sa lame pour la déporter et roulait en avant, ma main gauche frappa le second tenon. Je parvins à l'arracher dans un mouvement de défense désespéré. Le coup inattendu manqua de frapper le second frère au visage, malheureusement le peu d'allonge que j'avais avec mon arme de défense me fut fatale et je ressentis alors objet gelé et pourtant terriblement douloureux caresser mon abdomen. Je venais d'être blessé et cette plaie m'affaiblirait sans doute rapidement. Mon temps étant compté si je ne parvenais pas à me défaire de mes adversaires. Sachant l'otage libéré de ses liens mais doutant qu'il ne soit d'aucune aide. Je décidais de ne plus faire les frais de la réflexion et de laisser faire mon instinct de survie. Mon esprit se brouillait et ma vue se troublait dans la pénombre de l'endroit. Le sol se faisait glissant à mesure que mon sang se rependait. Le premier revint à la charge mais cette fois, je l'étonnai en ne choisissant pas de parer mais d'esquiver. Passant a porté d'une de ses failles je tentais de lui planter ma main gauche dans le dos mais la lame de son frère vint la bloquer habilement pour me rejeter sur mes appuies. L'opportunité que je puisse alors mourir se présenta à mon esprit et des larmes vinrent immédiatement à mes yeux. Pourtant, elles n'étaient pas chargées de peur ou de peine mais d'une rage folle. L'envie de vivre avait toujours brulé en moi même quand mon esprit n'aspirait plus qu'à la douce caresse de la faucheuse. Cette fois encore, elle brilla en moi et me força à me battre encore et toujours jusqu'à ce que mon corps soit détruit. Serrant les dents et poussant un grognement de rage, je me jetais sur le second frère de toutes mes forces alors que le premier se retournais pour me frapper dans mon avancé. Il allait surement me toucher mais la froide détermination d'en envoyer au moins un dans la tombe me suffit à ne pas faillir. Pourvu que l'enfant est eu le réflexe de s'échapper.


C'est alors que j'entendis un claquement, un cliquetis puis un râle. Le premier frère tomba sur le sol rouge vif. Le second se retrouvait seul face à un homme enragé. Je frappais et rencontra sa lame par trois fois. Il voulu reculer mais se prit les pieds dans son gémellaire et tomba, évitant ainsi un coup qui allait à coup sur le décapité. Rageant contre ma malchance, je perdis tous sens commun et me jetais sur lui pour lui administrer le coup de grâce, d'une jambe agile il percuta mon abdomen et me fit basculer au dessus de lui. Volant un instant dans les airs et sachant que la chute m'enverrait surement la tête la première sur le sol, je pensai:
- Non... Cela ne peut pas se finir ainsi!
Je ressentai alors une horrible douleur dans la tête, mon esprit perdit pied, je ne pus même pas ouvrir les yeux que déjà il se réfugiait dans l'inconscience pour fuir la douleur insoutenable présageant ma mort prochaine.
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